Conférence-débat sur le marché mondial de la santé

Conférence-débat sur le marché mondial de la santé

Hakim Soufi, PDG de la compagnie d’assurance Macir Vie : « Le marché mondial de la santé est estimé en 2015 à 9.590 milliards de dollars »

« Pour diminuer la charge financière pesant sur les institutions — telles que la CNAS qui est courageusement en première ligne depuis de nombreuses années en Algérie — et valoriser les expériences humaines médicales en Algérie, il faut mettre en place un dispositif permettant l’identification efficace de la pathologie en amont et mettre en place des meilleures solutions afin de traiter ses pathologies à moindre coût.»

C’est ce qu’a indiqué, jeudi à Alger, Hakim Soufi, PDG de la compagnie d’assurance Macir Vie. S’exprimant lors d’une conférence-débat sur le marché mondial de la santé, il a insisté sur la nécessité de fournir des services d’exception et engager une collaboration active entre les professionnels de la santé des deux rives de la Méditerranée. Selon les études réalisées par la compagnie d’assurance  Macir Vie  au cours de ces trois dernières années : « 95% de la clientèle algérienne se soigne de la pathologie à large spectre en France et ce pour des raisons logistiques, historiques, de facilité de communication et de proximité », et de poursuivre « la France offre des services de soins de qualité internationalement reconnus et dans des conditions qui sont pour la plupart de très haut facteur par rapport au reste du monde.» De ce fait, « il nous est apparu évident d’organiser cette conférence pour pouvoir attirer l’attention de tous ceux que nous pouvons regrouper dans un aspect fraternel, transparent et économiquement avantageux pour toutes les parties concernées de jeter des bases d’une réflexion commune afin de mettre en exergue les exceptionnelles compétences de nos médecins », et de pouvoir également « faciliter, à la population algérienne, l’accès à des soins nécessitant des moyens dits  lourds, qui pour certains, ne sont pas prodigués en Algérie ou dans la demande est étendue, donc non accessible dans les brefs délais. » Pour soutenir la croissance de notre pays, Hakim Soufi a indiqué qu’il faut qu’« on permette à des institutions financières algériennes  la commercialisation de produits à forte valeur ajoutée, en mettant en place un dispositif organisationnel mixte entre institutions de l’Etat et établissements financiers, autorisés par le législateur à opérer dans le domaine de la santé, et à intervenir en tant que secteur en back office  aux côtés des caisses sociales et solliciter les hautes autorités afin de porter avec eux la lourde charge qu’ils mènent actuellement seuls depuis de trop nombreuses années. » Aussi, « les limites du système de santé doit se réinventer afin de répondre à des exigences de plus en plus forte et donc de plus en plus coûteuse dans un monde de plus en plus connecté. Le marché  de la santé mondiale est estimé en 2015 à 9.590 milliards de dollars », a-t-il indiqué,  et  se demande, comment on peut transformer cette demande en offre et comment on peut offrir à  nos  concitoyens une meilleure formule à même de les rassurer quant à la prise en charge de leurs besoins en termes de santé, a-t-il dit, « ces questions sont légitimes et il est de notre devoir en tant que hauts commis de l’Etat, que premiers responsables d’institutions publics et en tant qu’opérateurs privés d’associer dans cette réflexion et de trouver tous les moyens nécessaires afin de présenter aux plus hautes autorités de notre pays des recommandations comme celles déjà émises par le forum des chefs d’entreprise dans d’autres domaines ». On peut faire de notre pays, a souligné le PDG de Macir Vie, « un pays d’excellence dans le tourisme médical et exportatrice de savoir-faire qui nous permettra en conséquence de   concurrencer ceux qui sont déjà installés dans ce secteur rentable. » Mettant l’accent sur la santé internationale, il a indiqué que « toutes les pathologies seront prises en charge directement à la souscription sans exclure les maladies préexistantes. » Selon lui, le produit le plus demandé en Algérie aujourd’hui est celui de la santé internationale, qui est, a-t-il précisé, « stratégique tant pour notre pays, pour nos concitoyens et les compagnies d’assurance-vie. Aujourd’hui, tous les acteurs opérant dans ce domaine sont appelés à travailler ensemble pour faire non seulement de la santé locale mais aussi la santé internationale.» Le PDG de Macir Vie rappelle que « nous avons des infrastructures de qualité et des médecins de haut niveau, le problème qui se pose c’est celui de la gestion méthodologique du processus médical et de prise en charge des personnes. On doit prendre les frais des soins des Algériens comme cela se fait dans le monde.
Certes on ne peut pas le faire du jour au lendemain mais cela doit se faire par étape, on commence par la santé locale et puis la santé internationale », a-t-il souligné. Hakim Soufi précisera dans sens qu’« il faut prendre tout d’abord les soins des Algériens dans leur pays et il faut pouvoir ramener des experts et former des gens et de réinventer  un système de soins et de repousser ses limites. La Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) ne peut plus rester seule, elle a besoin d’un dispositif d’appui et nous sommes-là pour travailler avec elle », a-t-il conclu.

 

Source: El Moujahid

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