UN PRODUIT SANTÉ LOCALE VA BIENTÔT VOIR LE JOUR.

UN PRODUIT SANTÉ LOCALE VA BIENTÔT VOIR LE JOUR.

 

Le public algérien a appris à connaître Macir vie au cours des dernières années, une compagnie au marketing très dynamique et dont les nouveaux produits sont en train de faire bouger les lignes dans une branche des assurances de personnes dont le potentiel de croissance est réputé considérable.

Agé d’à peine 39 ans, son PDG, Hakim Soufi, est certainement le plus jeune parmi la nouvelle génération des dirigeants d’un secteur algérien des assurances en pleine transformation. Il était ce mercredi « L’invité du direct » de la webradio Radio M.

Les produits d’assurance de personnes sont aujourd’hui à la conquête du marché. Ils ont fait une apparition très remarquée dans l’espace public au cours des dernières années. Les campagnes de publicité s’affichent à la radio, à la télévision, dans la presse écrite et électronique et jusque sur les véhicules de transport publics.

Pourquoi les opérateurs misent-ils autant sur cette stratégie de marketing? Pour Hakim Soufi, après la restructuration du secteur qui est intervenue en 2011  » tous les acteurs du secteur ont eu besoin de faire un effort de communication. Il fallait faire comprendre au public algérien qu’on existait ».

De nouveaux acteurs, qui ne sont plus que sept pour l’instant, et qui n’ont pas pu empêcher, dans un premier temps, la chute du chiffre d’affaire des assurances de personnes. Heureusement, l’activité a redémarré fortement dès 2012.

« La machine s’est mise en route et on a, dans une première étape, retrouvé très vite les niveaux de production antérieurs à la réorganisation du secteur. Le chiffre d’affaires des assurances de personne représente désormais globalement plus de 10 milliards de dinars. Je peux d’ailleurs vous annoncer que nos actions de marketing vous se poursuivre à l’avenir car les produits d’assurance de personne ne sont pas des produits qui s’achètent mais des produits qui se vendent », ajoute le PDG de Macir vie qui affirme miser particulièrement sur des canaux d’avenir comme internet.

Une croissance particulièrement rapide

La croissance de Macir-Vie a été particulièrement rapide. En 2011 la production héritée de la CIAR ne dépassait pas 250 millions de dinars. « Il a fallu d’abord nous réorganiser, mettre en place les réseaux de distribution et reprendre en main le portefeuille de la société mère avant de passer à une phase de croissance plus dynamique de notre activité », commente Hakim Soufi.

Les résultats pour l’année dernière affichent un chiffre d’affaires de 1,1 milliard de dinars. « Nous avons multiplié notre production par plus de quatre en l’espace de quelques années. Pour l’année 2015, notre taux de croissance devrait être de 27% ce qui vous donne une idée du rythme auquel se développe actuellement l’activité de notre compagnie ».

Une compagnie à la recherche des partenaires

Contrairement à la plupart de ses concurrents qui ont mis en place des partenariats internationaux ou avec des banques publiques, le développement de Macir Vie s’effectue actuellement en « solo ». Est- ce qu’il s’agit d’une option stratégique? Pas du tout affirme Hakim Soufi.

« Nous y avons été contraints par l’environnement institutionnel. Nous sommes au contraire très ouverts à toutes les formes de partenariat et nous nous efforçons de les mettre en place chaque fois que nous le pouvons. Nous coopérons par exemple avec un partenaire bancaire comme Natixis. Pour notre part nous plaidons pour le développement du partenariat public- privé dans notre pays et au sein de notre secteur en particulier ».

L’absence d’un partenaire bancaire de poids ne risque-t-elle pas d’être à l’avenir un handicap pour la croissance de Macir Vie, notamment du point de vue de son réseau de distribution? Pour l’instant Macir Vie s’appuie principalement sur le réseau de la Ciar.

« Nous disposons de plus de 220 points de vente pour nos produits », affirme Hakim Soufi qui ajoute qu’ « une réflexion est en cours au sein de l’Union des Assureurs algériens dans le but de proposer aux pouvoirs publics une mise à jour de la réglementation du secteur pour permettre le développement de nouveaux de canaux de distribution ».

« Nous pensons par exemple que les notaires, les agences de voyages voire les structures de santé pourraient proposer, à l’image de ce qui se fait dans beaucoup de pays voisins, des produits d’assurance correspondant à leur activité ».

L’enjeu des nouveaux produits

Les compagnies d’assurances de personnes sont surtout attendues sur le terrain des nouveaux produits. Quelles sont les innovations introduites dans ce domaine par Macir-Vie? Pour Hakim Soufi, au départ le portefeuille de Macir Vie, comme celui de la plupart des compagnies du secteur, était surtout dominé par l’assurance voyage qui est obligatoire et qui joue pour les assurances de personnes un rôle comparable à celui de l’assurance auto pour les assurances dommages.

« Nous sommes aujourd’hui en plein effort de diversification et l’un des premiers produits nouveaux que Macir Vie a proposé à la clientèle algérienne a été l’assurance Hadj Omra qui a rencontré immédiatement un succès important. Nous proposerons également bientôt pour l’assurance voyage un panel de services ajoutés comme la conciergerie ».

Macir vie accorde également un intérêt particulier au développement des assurances dans le domaine de la santé. Pour Hakim Soufi c’est un domaine qui devrait à l’avenir constituer un des principaux moteurs du développement du secteur. « Nous proposons déjà des assurances collectives groupes pour les entreprises qui souhaitent protéger leurs salariés dans le domaine de la prévoyance santé ».

La bonne nouvelle, surtout, c’est qu’un produit « santé locale » va bientôt voir le jour. Il s’agira d’une première en Algérie. Les ambitions de Macir Vie ne s’arrêtent pas là.

La compagnie dirigée par Hakim Soufi a été le premier assureur national à élaborer le projet d’un produit « santé internationale » qui pourrait permettre aux algériens de se faire soigner à l’étranger en contrepartie d’un paiement effectué en dinar.

« Nous avons soumis ce produit à l’approbation des autorités de régulation du secteur qui ont jugé qu’un tel produit ne pouvait pas être proposé à l’heure actuelle. Il est clair qu’en cas d’évolution de la réglementation, notre compagnie est prête et sera le moment venu, la première à proposer ce produit à ses assurés ».

 

Source

Partager cet article